Lors de l'ouverture du Salon du SIMI, Clichy a présenté ses grands projets, notamment sur la ZAC Bac d'Asnières
Ville de Clichy
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04/12/2010 13:10:00
Le maire de Clichy, Gilles CATOIRE et la maire adjointe en charge de l'Urbanisme et de la Politique de la Ville, Catherine ALFARROBA, sont intervenus au SIMI afin de présenter les grands projets de demain à Clichy.
Intervention du Maire de Clichy, Gilles CATOIRE :
« Clichy est au coeur du Grand Paris économique. La desserte en transport d'Île-de-France nous place au centre des pôles d'affaires et de décisions de la métropole. Nous sommes plus proches des Champs-Elysées que des arrondissements nord de Paris. Nous sommes à distance égale de La Défense et de Saint-Denis Plaine Commune, nouveau pôle européen de la production et de la création « cinéma, audiovisuel, et multimédia », qu'on appelle d'ores et déjà le « Nouvel Eldorado Numérique ».
Clichy poursuit ainsi son développement. Nous sommes membre fondateur du syndicat mixte Paris Métropole, et je participe activement, en tant que co-président de la commission déplacements, aux débats ainsi qu'aux projets liés à l'avenir de l'agglomération parisienne, tels que les projets de transport Arc Express, le « grand huit » de la société du Grand Paris, le prolongement de la ligne EOLE, celui de la ligne 14, actuellement en débats publics.
Nous venons d'adopter notre Plan Local d'Urbanisme (PLU), qui, tout en protégeant de la densification, le coeur historique de la ville, permet d'implanter des Immeubles de Grandes Hauteur (IGH sur quelques sites stratégiques porte de Clichy.
L'objectif pour Clichy est le développement sur le long terme et son inscription au coeur des projets de la première couronne de l'agglomération parisienne : Grand Paris, réaménagement des portes de Paris, projet des Docks de Saint-Ouen.
Cette attractivité a largement traversé le périphérique que nous voulons ensemble requalifier, comme le fût le site de la Bastille ou l'Aleksander Place à Berlin. Hier, lors d'une réunion à laquelle je participais autour de l'aménagement des voies sur Berges à Paris, Bertrand DELANOË et Anne HIDALGO ont réaffirmé leur volonté de travailler avec nous sur la requalification des portes, en citant comme priorité la Porte de Clichy, avec notamment le développement de la ZAC Clichy-Batignolles et l'arrivée de la cité judiciaire. Clichy travaille en collaboration avec Asnières, Gennevilliers, Colombes et Bois-Colombes, Saint-Ouen, et bientôt peut-être Villeneuve-la-Garenne, pour la création d'une Communauté d'Agglomération qui nous permettrait d'avoir une dynamique économique commune sur tout le bassin d'emploi entre La Défense et Plaine-Commune.
Je me félicite qu'au cours de cette journée d'autres personnalités puissent présenter aussi des projets qui s'inscrivent dans la même dynamique. Nous ne sommes pas en situation de concurrence, mais de complémentarité.
Au total, ce sont près de 30 000 salariés qui travaillent à Clichy, dans des secteurs économiques variés. Certains sièges sociaux y sont pour des raisons historiques, puisque L'Oréal est installé sur l'ancien site Monsavon, lui-même succédant à la savonnerie de la rue Dubois où travaillait Louise Weber, alias La Goulue. Mais aussi l'usine Bic où Marcel BIC a découvert la pointe BIC à Clichy.
Notre ville dispose aujourd'hui d'un tissu dense d'entreprises et de groupes de réputation mondiale ou européenne. Quand je suis arrivé il y a plus de 25 ans, la ville était en pleine désindustrialisation. J'ai pu depuis faire venir de nouvelles grandes entreprises, comme MONOPRIX, MMA, GEODIS, les directions FRET et INFORMATIQUE de la SNCF, ETAM, BIC, SONY, TAXI G7, etc.
J'entends profiter des opportunités foncières que nous avons encore pour poursuivre ce dispositif, attirer de nouveaux sièges sociaux mais aussi mettre des locaux à disposition des PME en pleine expansion sur la ville. Nous venons d'ailleurs d'ouvrir une pépinière d'entreprises dans le secteur limitrophe de Saint-Ouen, à proximité de la première Ecole de la 2e chance des Hauts-de-Seine qui ouvrira en février 2011. Clichy possède aussi, avec deux lycées très performants, un dispositif de formation très porteur. Luc Chatel, ministre de l'Education était d'ailleurs présent lundi dernier à Clichy au lycée René Auffray pour participer au séminaire sur l'illettrisme. Il m'a confié à cette occasion qu'il aimait revenir à Clichy car c'est une ville vivante dont l'environnement lui est agréable et qu'il connaît bien puisqu'il a travaillé 14 ans au siège de L'Oréal.
Clichy est une ville à haute qualité architecturale, qui a su valoriser son patrimoine par la construction de nouveaux bâtiments exemplaires. Elle dispose de nombreux immeubles protégés art nouveau - art déco. Elle offre également une large place à l'architecture contemporaine, à l'image de son nouveau conservatoire Léo Delibes, inauguré en 2009 et récompensé par le Prix Equerre d'Argent, grand Prix national de l'architecture. Mais aussi la Maison du Peuple, en cours de classement au patrimoine mondial de l'Unesco, et futur bâtiment repère du Grand Paris.
Nous avons déjà initié des projets novateurs, comme la ZAC Berges de Seine dont l'inspirateur a été Massimiliano FUKSAS.
J'ai participé, en tant que secrétaire général de l'Association des Maires d'Île-de-France, comme membre du jury à la consultation internationale pour le Grand Paris, et c'est pour cela que je suis encore plus sensible aujourd'hui aux questions urbaines et architecturales posées dans le nouveau contexte métropolitain.
Clichy veut mener des actions durables qui intègrent dans chacun de ses projets de construction une démarche environnementale, à travers la mise en place de l'Agenda 21.
En matière d'habitat, la priorité est la mixité. Nous sommes lancés dans un grand mouvement de rénovation urbaine avec notre programme ANRU signé en 2009, et dont les représentants du Conseil Régional, du Conseil général, de la Caisse des Dépôts et Consignations viennent de constater récemment la bonne avancée.
Je pourrais vous citer en exemple un chef d'entreprise qui s'est installé à Clichy parce qu'il s'est impliqué aux concerts de jazz band du conservatoire qui lui a fait découvrir notre ville.
C'est autour de ces principes qu'a été bâti le projet du quartier Bac d'Asnières. Il s'inscrit dans cette volonté d'allier la vie urbaine et la vie des affaires.
Le quartier du Bac d'Asnières, limite Levallois-Pont d'Asnières, n'avait pas jusqu'à présent pu bénéficier de la rénovation urbaine car nous n'avions pas la maîtrise du foncier. La Ville de Paris bénéficiait d'un terrain de 6 hectares qu'elle avait gelé pour y installer des installations dont elle voulait se débarrasser. L'arrivée de Bertrand DELANOË a permis à la ville de Clichy de les accueillir. Il y avait, d'autre part, des contraintes des voies, et surtout une réserve foncière. Il y avait également les emprises du Port Autonome qui pouvaient d'ailleurs être utilisées pour créer une liaison fluviale entre Saint-Denis et La Défense.
Le Syndicat Interdépartemental pour l'Assainissement de l'Agglomération Parisienne (SIAAP) avait un projet d'installation en sous terrain sur son site existant, et a fait relever toutes ses réserves qui ont permis la réalisation d'un collège. Mais comme « il faut rendre à César ce qui appartient à César », il faut dire que c'est grâce à la volonté politique de Charles Pasqua, qui avait comme collaborateurs Maurice Leroy et Roland Castro, que le Conseil général des Hauts-de-Seine en a fait un de ses sites prioritaires. D'ailleurs, pour l'anecdote, il faut savoir que j'ai formé Maurice Leroy alors étudiant à l'IUT de Saint-Denis et que cette formation lui a plutôt réussi puisqu'il est aujourd'hui ministre de la Ville. Par ailleurs, nous avons créé le syndicat mixte du Bac d'Asnières qui fait que le Conseil général s'implique largement avec la Ville dans le financement des équipements de ce quartier.
Cette collaboration s'est poursuivie avec le Conseil général à travers Alain-Bernard BOULANGER qui est le président de notre syndicat mixte et de la SEM 92. Investir à Clichy, ce n'est pas seulement bénéficier de loyers attractifs, mais c'est aussi s'intégrer dans une vraie ville, permettre aux cadres et salariés de se restructurer, de bénéficier du patrimoine, d'un cadre de vie agréable, des espaces de repos.
L'enjeu de ce secteur dont le programme mixte (logements, bureaux, activités, artisanat, commerces, équipements) approche les 170 000 m² de SHON est de recomposer le front de Seine, de retrouver le fleuve pour parvenir à un quartier durable.
Des bâtiments feront office de repères en tête du pont d'Asnières. Ce programme comprend la construction de 800 logements promouvant la mixité sociale, d'un groupe scolaire de 13 classes, d'un équipement culturel et social, d'un centre de santé, d'une crèche, d'un terrain de sport de proximité, d'un parc de stationnement public de 250 places. Des équipements qui répondront aux attentes des quelques 2 700 habitants. Je souligne particulièrement le projet d'équipement culturel et social, qui va utiliser les anciens locaux du comité d'entreprise de GDF que la ville de Paris va mettre à notre disposition, et qui seront agrandis et permettront de développer la créativité forte des jeunes artistes clichois. Car si vous regardez sur Facebook, il est assez rare de voir des rappeurs se féliciter des aménagements du quartier et soutenir le projet de la ZAC.
Nous voulons implanter des équipements au coeur du quartier et permettre une offre commerciale de proximité, avec la recherche d'une diversité économique, des locaux d'activités, d'artisanat, des bureaux pour recevoir des sièges sociaux ou des grandes directions d'entreprises.
Ce nouveau quartier s'articulera et se développera autour du nouveau Parc des Impressionnistes, inauguré en septembre, qui représente une superficie de plus de 5 ha.
Notre programme de logements répond à des exigences d'amélioration de l'habitat dans une perspective de mixité sociale. C'est ainsi que sont programmés 900 logements dont 40 % de logements privés, 20 % de logements intermédiaires et 40 % de logements sociaux.
Enfin, parce qu'il n'y a pas de ville sans activités économiques, nous avons souhaité que se constitue une offre immobilière permettant la diversité des activités :
- 62 000 m² de bureaux dont un ensemble de grande hauteur pour l'accueil de sièges sociaux ou grandes directions de groupes.
- 7 000 m² de commerces et de services, à la fois pour satisfaire les besoins des habitants, mais aussi les salariés des entreprises.
- Enfin, 12 000m² de locaux d'activités et artisanaux qui assureront la diversité des activités et la mixité des emplois.
L'ensemble s'inscrivant dans une volonté affirmée d'aller vers un nouveau quartier durable, par des mesures simples (privilégier les déplacements doux, gérer les eaux pluviales et libérer le sol et le sous-sol pour répondre au PPRI, favoriser une économie des chantiers adaptée au site de bord de Seine, tirer mieux profit des ressources et infrastructures énergétiques) et des objectifs très concrets : favoriser la mixité d'usage du bâti aussi bien au niveau du sol que dans les étages des immeubles, et diversifier l'offre résidentielle.
Je m'adresse aux investisseurs. Nous avons déjà rencontré la Caisse des Dépôts. Les professionnels ont déjà décrié le site pour négocier des charges foncières trop élevées : c'est la règle du jeu. Cette journée est aussi l'occasion de multiplier les contacts et d'écouter.
Certes, je ne cacherai pas que j'ai été, comme beaucoup, approché par des investisseurs étrangers, mais connaissant d'expérience la subtilité du Moyen-Orient, je ne compte pas sur un « Cheik en bois » qui assurerait miraculeusement le succès de cette opération. Sachez qu'il y a des autorités aux plus hauts niveaux de certains pays du Moyen-Orient qui viennent régulièrement visiter le site, mais aussi des investisseurs anglo-saxons, hollandais et d'autres pays d'Europe. Nous sommes à la disposition de tous.
Quand j'ai fait la ZAC Front de Seine, mes adversaires politiques parlaient d'un trou de 100 à 120 millions d'euros que nous venons de clôturer. Par ailleurs, la ZAC Berges de Seine est aujourd'hui bénéficiaire.
Quand certains posent leur candidature aux présidentielles, moi, je pose la mienne pour gagner la bataille du développement économique de Clichy dans le cadre du Grand Paris ».
Intervention de Catherine ALFARROBA :
« Clichy a adopté son Plan Local d'Urbanisme, lors du dernier Conseil municipal, ce qui est le point déclencheur des projets à venir et notamment dans la ZAC Bac d'Asnières.
La ZAC Bac d'Asnières est un quartier équilibré mixte, et nous avons bien conscience que les personnes, qui y travaillent, recherchent un cadre agréable, notamment pour s'y distraire, faire du sport ou pouvoir déjeuner à l'extérieur.
A Clichy, nous avons concouru dans le cadre du nouveau quartier urbain, lié au développement durable. Nous avons pu prendre en compte les remarques qui nous ont été formulées, et nous sommes engagés dans cette dynamique de faire de la ZAC Bac d'Asnières un éco quartier.
Un des critères de l'éco-quartier est d'ailleurs la densité. A Clichy, celle-ci est accompagnée par une organisation de l'espace, ce qui va procurer une vraie dynamique de l'usage de cet espace.
Il faut aussi présenter les futurs équipements de la ZAC Bac d'Asnières, qui sont programmés pour être de Haute Qualité Environnementale. Le projet du groupe scolaire est un projet magnifique, avec une école qui sera certainement une des plus belles qui puisse exister et dont la qualité environnementale est le point de départ du projet.
Le Parc urbain a fait aussi l'objet d'une création originale car sa fabrication et sa réalisation ont été basées sur des critères environnementaux aigus, ce qui en fait un produit vraiment intéressant, modifiant le paysage urbain.
Enfin, en ce qui concerne les logements, les projets de constructions sont centrés sur l'économie d'énergie.
Il faut aussi revenir sur la question des transports. Clichy est une ville dense et compacte, ce qui fait que l'on ne se trouve jamais loin du centre ville, et des transports. On sait que la ligne 13, va être complétée par le prolongement de la ligne 14. On attend également l'arrivée du tramway des Maréchaux, et il faut souligner la proximité du noeud ferroviaire de Clichy- Levallois. Enfin, Clichy se positionne fortement pour être un point d'arrêt de la halte fluviale, qui deviendra une station incontournable.
Il y a donc beaucoup d'atouts à mettre en avant dans la quartier de la ZAC Bac d'Asnières et nous travaillons au maximum au rapport entre le quartier et la Seine qui offre d'ailleurs une vue sublime. Nous souhaitons assurer la qualité de vie des habitants dans un contexte de développement durable et de Haute Qualité Environnementale ».
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