Cyclone Tomas : Premier bilan à Wallis et Futuna
Ministère de l'Outre Mer
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18/03/2010 18:30:00
Les îles de Wallis et Futuna ont été frappées les 14 et 15 mars par le cyclone Tomas classé de niveau 2. Des premiers éléments qui ont pu être relevés, il apparaît que les dégâts sont importants, notamment sur la côte nord de l'île de Futuna où la route côtière a été emportée. Marie-Luce Penchard a débloqué des fonds d'urgence et lancé la procédure de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle.
Le cyclone Tomas a frappé les îles de Wallis et Futuna les 14 et 15 mars. La zone la plus touchée est la côte nord de l'île de Futuna. Il apparaît que les habitations ont beaucoup souffert. Les maisons en dur sont endommagées de 30 à 70 % (toitures arrachées, inondations). Les cultures vivrières ont été détruites à 80 % à Futuna et à 50 % sur Wallis. De nombreux commerces ont été détruits. La moitié des écoles est endommagée, dont le collège de Futuna.
Electricité rétablie, mais liaisons téléphoniques toujours coupées
A Wallis, les routes principales ont pu être dégagées. L'électricité a été rétablie sur la côte sud. Il n'y a en revanche toujours pas de liaison téléphonique. Afin de pallier la défaillance des captages d'eau détruits par le cyclone, une unité de potabilisation est en route. Un avion "Casa" des forces armées de Nouvelle-Calédonie s'est posé à Wallis et a rejoint ensuite Futuna pour amorcer les premières reconstructions d'urgence. Un autre avion devait décoller avec d'autres renforts en hommes et du matériel complémentaire.
Dossier de catastrophe naturelle en cours
Marie-Luce Penchard assure la population du soutien de l'Etat. Elle a demandé au préfet de constituer très rapidement un dossier de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. Il permettra l'indemnisation des biens immobiliers assurés détruits par le cyclone. La ministre compte aussi faire appel au fonds de secours de l'outre-mer qui permet de dédommager, en cas de catastrophe naturelle, les particuliers, les petites entreprises, les petits agriculteurs et les collectivités locales pour la perte de biens non assurés. Pour l'heure, des crédits d'extrême urgence ont été délégués à l'Administration supérieure de Wallis et Futuna pour subvenir dans les plus brefs délais aux besoins de première nécessité des populations sinistrées.
La ministre a présidé une réunion de travail par visioconférence, le 17 mars au ministère de l'Outre-Mer, afin de recenser les besoins complémentaires dont pourrait avoir besoin le préfet pour apporter toute l'aide nécessaire à la population.