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samedi 31 juillet 2010
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Communiqué

Point de presse de M. David Martinon, Porte-parole

Présidence de la République - 07/09/2007 09:30:00

Je vais vous présenter, assez rapidement, le programme de la semaine du Président de la République pour laisser un peu plus de temps aux questions.


Comme vous le savez, le Président de la République part, aujourd'hui même, en Alsace pour un déplacement de deux jours dont j'ai présenté le programme détaillé hier. De retour à l'Elysée, demain après-midi (vendredi 7 septembre), le Président recevra à 17 h 15 M. Eric de LABARRE, qui est le nouveau Secrétaire général de l'enseignement catholique. A 20 h 30, le Président aura le grand plaisir de se rendre au Stade de France pour assister à l'ouverture de la Coupe du Monde de Rugby et pour soutenir le XV de France qui affrontera les Pumas argentins en match d'ouverture de la compétition.


Lundi prochain, 10 septembre, le Président se rendra en Allemagne, à Meseberg, près de Berlin. Il tiendra avec la Chancelière d'Allemagne, Mme MERKEL, une réunion de travail au format que l'on appelle "Blaesheim", c'est-à-dire en présence des chefs d'Etat et de gouvernement et des ministres des Affaires étrangères. Bernard KOUCHNER et son homologue allemand, Frank-Walter STEINMEIER, seront donc présents. Les discussions porteront, comme d'habitude dans ce type de rencontre, à la fois sur la relation franco-allemande et sur les principaux dossiers européens. De manière informelle, il s'agira du 29e Sommet en format Blaesheim, le dernier ayant eu lieu à Toulouse le 16 juillet dernier. Vous vous souvenez que ce format de rencontre franco-allemande été créé après le Conseil européen de Nice de décembre 2000.


Mardi 11 septembre, le Président se déplacera en Bretagne, à Rennes, pour inaugurer le Salon agricole SPACE qui est un grand salon international d'élevage. Il y sera de 10 h 15 à midi. Il prononcera ensuite un grand discours devant les professionnels de l'agriculture et les élus du grand Ouest pour présenter sa vision et ses ambitions pour l'avenir de l'agriculture française et européenne.


Mercredi 12 septembre, le Conseil des ministres se tiendra à Paris, à 10 h 00. L'après-midi, le Président se rendra en province. Je vous dirai un peu plus tard le lieu précis de ce déplacement. Il y prononcera un discours sur l'avenir de la fonction publique et sur les réformes à envisager et à conduire pour valoriser les métiers de la fonction publique et rendre nos administrations plus efficaces.


Jeudi 13 septembre, à 11 h 30, le Président recevra à l'Elysée plusieurs centaines de dirigeants de PME venus de toute la France pour remettre le Prix de l'Audace Créatrice à la PME la plus performante et la plus créative. Ce sera l'occasion pour le Président, devant ce parterre d'entrepreneurs, de prononcer un grand discours pour préciser sa vision et son projet pour les PME qui sont une des clés de l'amélioration de nos performances à l'exportation et du renforcement de la compétitivité de notre économie.


Jeudi prochain, 14 septembre, le Président se rendra en Hongrie, pays cher à son coeur. Ce sera la première visite d'un Président de la République française en Hongrie depuis que ce pays a adhéré à l'Union européenne. Le Président y affirmera sa volonté de tisser des liens nouveaux avec les pays d'Europe centrale, notamment dans la perspective de la présidence française de l'Union européenne. Je vous rappelle qu'il avait dit, la semaine dernière, dans son discours devant les Ambassadeurs, qu'il parcourrait les capitales des vingt-six autres pays d'Europe, soit lui, soit le Premier ministre. Pour ce qui est plus particulièrement des pays de l'Est de l'Europe, vous avez pu constater, ces dernières semaines et ces derniers mois, qu'il s'était attaché à établir ou à rénover les relations que la France entretient avec ces pays-là.

Je vous donnerai un peu plus de détails dans les jours qui viennent sur cette visite qui est encore en cours de préparation. Mais je peux déjà vous annoncer qu'il rencontrera M. Laszlo SOLYOM, qui est le Président de la République de Hongrie, et le Premier ministre, M. Ferenc GYUZCSANY.


Dernier point, les Journées du Patrimoine auront bien lieu les 15 et 16 septembre 2007. Le Palais de l'Elysée sera, bien évidemment, ouvert aux visiteurs. Pour la première fois, ceux-ci pourront visiter le bureau du Président de la République ainsi que le parc du Palais, ce qui est tout à fait exceptionnel. Cette année, le Ministère de la culture a par ailleurs souhaité valoriser les métiers du patrimoine. Pour illustrer ce thème, le long de la file d'attente, rue de l'Elysée, des panneaux photos seront disposés pour agrémenter l'attente des visiteurs.


Vous vous souvenez que j'avais annoncé, il y a quelques jours, la désignation par le Président de la République de Gérard LARCHER à la tête de la Mission Hôpital. Cette mission consiste à organiser la concertation sur les missions de l'hôpital public. Vous vous souvenez que le Président avait annoncé son souhait de lancer cette concertation le 22 mai dernier lorsqu'il avait fait un déplacement au Centre hospitalier de Dunkerque.

L'hôpital public connaît depuis quelques années une période de réforme de son fonctionnement interne, avec notamment la tarification à l'activité et la mise en place des pôles d'activités. Il faut poursuivre la mise en oeuvre de ces réformes, mais il faut en même temps donner un nouvel élan à l'hôpital public en menant une réflexion approfondie sur ses missions. En effet, l'environnement de l'hôpital est en mutation, avec la restructuration de l'hospitalisation privée, les éventuelles difficultés pour impliquer les professionnels de ville dans la permanence des soins, la médicalisation des maisons de retraite, et ce qui est vraiment, aujourd'hui, une compétition mondiale en matière de recherche.

Donc il faut prendre tout cela en compte pour réexaminer les missions de l'hôpital public. C'est ce que le Président a demandé à Gérard LARCHER. Cette commission sera composée de personnalités qualifiées, issues notamment de l'hospitalisation publique et privée, et des autres domaines de l'offre de soins. Elle sera installée début octobre, et un rapport d'étape sera rendu au Président de la République au mois de décembre.

Ce rapport servira de base à la concertation qui se déroulera en décembre et en janvier. Donc les propositions devraient être remises début 2008. Ce que le Président attend de cette commission LARCHER, ce sont des propositions concrètes pour recentrer l'hôpital sur ses missions prioritaires. On attend donc de ces propositions qu'elles permettent une accélération de la recomposition hospitalière publique et privée, un renforcement des synergies avec les professionnels de santé libéraux et avec le secteur médico-social, ainsi qu'une performance accrue de la recherche et de l'enseignement en santé.


Vous avez vu également que le Président de la République avait réagi au décès de Luciano PAVAROTTI. Si vous avez des questions, je serai ravi d'y répondre.


QUESTION - l'OCDE a publié hier des prévisions à la baisse pour la croissance française. Je voulais savoir si le gouvernement allait changer ses prévisions et, vu ces problèmes de croissance, quelle serait à votre avis la bonne décision que la BCE devrait prendre cet après-midi ?


DAVID MARTINON - Pour répondre à votre première question : non, il est trop tôt pour modifier nos prévisions de croissance. Je vous rappelle qu'elles ont été déterminées en 2006, lors de la présentation du Projet de Loi de Finances. Comme à l'accoutumée, ces prévisions se présentaient sous la forme d'une fourchette entre 2 et 2,5%, et c'est pour cette raison que nous sommes calés sur le milieu de la fourchette, à 2,25%. C'est bien une fourchette, avec une borne haute et une borne basse.

Vous l'avez rappelé, le chiffre de la croissance au deuxième trimestre a été faible, c'est vrai, à +0,3%. Mais il est trop tôt pour réviser nos prévisions, puisqu'il faut attendre les chiffres du troisième et du quatrième trimestre pour se prononcer. En général, les trimestres de croissance basse sont suivis de trimestres de croissance haute, et vice-versa, comme en 2006 par exemple. Par ailleurs, on peut noter un quasi-doublement de notre rythme de croissance au premier semestre 2007 : + 1,7%, par rapport au second semestre 2006, puisque que l'on était à + 0,9%.

Pour notre part, nous nous attendons plutôt à une accélération de la croissance à venir pour deux raisons. D'abord, parce que les indicateurs structurels sont bons, qu'il s'agisse de la consommation, des investissements des industriels ou des créations d'entreprises qui, comme vous l'avez vu ces derniers jours, atteignent des niveaux record. Ensuite parce que nous avons engagé des réformes de fond majeures, notamment en matière fiscale, et nous comptons bien sur ces réformes pour gagner le point de croissance qui nous manque.


Pour ce qui est de votre deuxième question, le Président de la République s'est déjà exprimé à de nombreuses reprises sur ce sujet. Je n'entends pas revenir sur ce débat là, mais vous avez dû constater qu'un certain nombre d'économistes s'étaient prononcés sur ce sujet, notamment dans la Tribune d'hier, de matière tout à fait intéressante.


QUESTION - Si les indicateurs ne sont pas au rendez-vous, comment va-t-on chercher la croissance ?


DAVID MARTINON - Pour le moment, attendons de voir s'ils seront ou non au rendez-vous. Ce qui est sûr, c'est que dans l'esprit du Président, la réponse c'est d'accélérer les réformes.


QUESTION - Monsieur STOIBER, hier, a dit que la France va vouloir acheter les parts d'Areva détenues par Siemens. Je voulais savoir si c'est effectivement le cas, si le sujet est en discussion, et aussi si la France pourrait attendre 2009, comme M. STOIBER semble le souhaiter, pour lancer cette opération.


DAVID MARTINON - Non. Les deux hommes ne sont absolument pas allés sur ce terrain là. Ils ont effectivement parlé de politique industrielle, de coopération franco-allemande, mais absolument pas en ces termes.


QUESTION -

Bonjour, j'ai deux questions. La première : que pensez-vous des déclarations de l'ancien Premier ministre, Dominique de VILLEPIN, qui a parlé de phénomènes de cour à l'Elysée et a évoqué le Bourgeois gentilhomme et parlait de béni-oui-oui en évoquant les collaborateurs qui entourent l'actuel Président de la République.


DAVID MARTINON - En démocratie, la prise de position est libre, les commentaires sont libres. A titre personnel, je n'ai rien à en dire.


QUESTION - Vous n'êtes pas un béni-oui-oui ?


DAVID MARTINON - Je ne sais pas, qu'en pensez-vous ?


QUESTION - Et qu'a pensé le Président de ces déclarations ?


DAVID MARTINON - Le Président n'a eu le loisir ni de lire ni d'entendre les déclarations de Dominique de VILLEPIN.


QUESTION :- La deuxième question concerne le déplacement à Strasbourg. Je crois qu'elle vous a déjà été posée la semaine dernière, mais peut-être que vous avez plus d'informations depuis. Combien coûte un conseil des ministres décentralisé de la sorte ?


DAVID MARTINON - Je n'ai pas de chiffres très précis à vous donner là-dessus. Le poste de dépenses budgétaires qui compte dans un conseil des ministres décentralisé, c'est le transport des ministres. On peut donc le calculer et je vous encourage à prendre votre calculette si vous voulez aller plus vite que nous. Prenez la totalité du gouvernement, plus un officier de sécurité pour chaque ministre. Multipliez par le prix d'un billet de train aller-retour Paris-Strasbourg, vous y êtes. Je crois qu'ils sont invités à prendre le train en 1ère Classe pour être ensemble. Comme vous le savez, dans le Gouvernement, il n'y a pas une première classe et une deuxième classe. Tout le Gouvernement sera ensemble dans la même rame. La salle, c'est la Préfecture. On ne la loue pas et elle est disposée pour que l'on puisse travailler immédiatement puisqu'elle sert tous les jours. Pour le reste, quelques voitures de location sans doute, mais c'est surtout le déplacement de la presse qui coûte cher, comme vous le savez !


QUESTION - Est-ce que Cécilia Sarkozy compte s'exprimer dans la presse un peu plus longuement pour définir son rôle ? On nous avait dit que son rôle serait fixé, ou qu'elle le définirait peut-être, d'une façon ou d'une autre, en septembre ou à la rentrée. La petite interview dans l'Est Républicain était-elle le début d'une série ?


DAVID MARTINON - Premièrement, cette interview, telle que je l'ai compris, s'est décidée de manière très spontanée. Deuxièmement, elle dit déjà des choses sur son rôle dans cette interview à l'Est Républicain.


QUESTION - Elle a dit que personne ne l'empêcherait de soulager la misère dans le monde, où que ce soit.


DAVID MARTINON - Je pense qu'elle poursuivra dans cette voie. Troisièmement, de manière générale et comme je vous l'avais déjà dit ici, elle ne se cherche pas un rôle donc elle n'a pas à définir son rôle. C'est une femme libre qui n'a de compte à rendre à peu près à personne. Elle parlera quand elle souhaitera parler mais ce n'est pas à vous ni à moi de fixer des échéances. Son expression est totalement libre.


QUESTION - Vous dites qu'elle n'a de compte à rendre à personne. Mais elle définit son rôle en Libye et elle dit qu'elle a eu cinquante heures de négociations avec tous les acteurs qui comptent en Libye. Dire ainsi qu'elle a donc eu un rôle très important, cela ne justifierait pas le fait que s'il y avait une commission d'enquête parlementaire, on pourrait comprendre que les personnalités de cette commission aient envie d'entendre Cécilia Sarkozy ?


DAVID MARTINON - Mais la réponse a été apportée par Claude Guéant, dimanche, au Grand Jury RTL - le Figaro - LCI.


QUESTION - Mais il disait qu'elle avait eu un rôle moins important que ce qu'elle disait elle-même.


DAVID MARTINON - Non, il n'a pas du tout dit ça. Mais il a dit en revanche qu'elle n'était pas revenue en Libye pour la visite d'Etat alors que Claude Guéant, oui. Claude Guéant a fait les trois voyages. Par ailleurs, si vous voulez qu'on revienne là-dessus, puisqu'elle était le représentant personnel du Président de la République, c'est au Président de la République qu'il incombe de rendre compte. Et comme je vous l'avais dit, nous cherchons un moyen pour permettre au Président d'expliquer ou de transmettre des informations sans pour autant tomber sous le coup de la séparation des pouvoirs, parce que, de fait, le Président de la République ne peut pas déférer à la commission d'enquête. On réfléchit, parce que cela ne va vraiment pas de soi. Je vous signale aussi que le fait pour le Président de la République d'autoriser le Secrétaire Général de la Présidence à venir devant la commission d'enquête est une rupture majeure, puisque comme vous le savez, ça n'a jamais été le cas, depuis les débuts de la Vème République, et même avant. Souvenez-vous, il y avait eu une tentative de convoquer le Porte parole du Président Giscard d'Estaing en 1979, il n'y était pas allé. Gilles Ménage, Directeur du cabinet du Président Mitterrand n'avait pas déféré non plus à la Commission d'enquête sur l'affaire Habache. C'est une nouveauté majeure que le Président de la République autorise le Secrétaire général de la Présidence à rendre compte. En réalité, la lecture de la séparation des pouvoirs devient extrêmement souple.


Reprenez les propos de Pierre Mazeaud, l'ancien président du Conseil constitutionnel : il qui explique qu'ayant été désigné représentant personnel du Président de République, pour les négociations de Marcoussis sur le processus de paix en Côte d'Ivoire, il n'aurait jamais déféré à une telle commission d'enquête non plus. Donc, il se situe dans la même position.


QUESTION - Le Président de la République a été élogieux au sujet du rapport d'Hubert VEDRINE. Mais quel est le calendrier qui va suivre ? Est-ce que quelque chose d'autre va être demandé à Hubert Védrine ou bien est-ce qu'il y a un agenda qui va suivre ce rapport ?


DAVID MARTINON - Il n'y a pas d'agenda précis qui doive suivre ce rapport parce que ce sont des propositions ou les positions d'Hubert Védrine, homme libre, expérimenté et talentueux. Elles sont là pour nourrir la réflexion collective et pas simplement la réflexion du Chef de l'Etat. Le Président lui a demandé de faire de la pédagogie autour de ce rapport, de nourrir et faire prospérer le débat. Sur le deuxième point, le Président a la plus haute estime pour Hubert Védrine. Effectivement il n'est pas exclu qu'il lui demande de prendre telle ou telle mission à l'occasion, mais rien n'a été défini pour l'heure.


QUESTION - Un article du magazine Challenges signale que l'Elysée souhaiterait fusionner Thales et Safran et qu'à un stade ultérieur le groupe fusionné pourrait remplacer Lagardère dans le capital d'EADS···


DAVID MARTINON - Je démens.


QUESTION - Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur la visite de mercredi ? Est-ce que le lieu de la visite est encore en débat ? Est-ce que le Président a l'intention, avant cela, d'écrire personnellement à tous les fonctionnaires pour leur expliquer son projet pour la fonction publique ?


DAVID MARTINON - Pour répondre à la deuxième question : ce n'est pas prévu. Pour la première question, vous avez vraiment une qualité extraordinaire, c'est votre ténacité, parce que j'ai dit tout à l'heure que je vous en parlerai plus tard, mais plus tard, vous comprenez que ce n'est pas tout de suite. Nous travaillons à l'organisation de cette visite pour qu'elle soit réussie. On doit garder encore un peu de discrétion sur la manière de faire. Mais non, pour le moment il n'y a plus de débat sur le lieu. Je vous en rendrai compte dès que les choses seront vraiment calées.


QUESTION - Quels sujets le Président souhaite-t-il aborder lors de sa rencontre avec Madame MERKEL ? Est-ce qu'on va parler de la politique industrielle également, comme avec M. STOIBER, et aussi de la coopération franco-allemande ?


DAVID MARTINON - Comme je vous l'ai dit, ce sont des rencontres qui sont informelles qui permettent d'avoir un ordre du jour assez large. Sur les questions franco-allemandes, vous savez que les deux parties sont à la recherche d'initiatives. Les deux parties ont la volonté d'engager des initiatives franco-allemandes, donc ce sera l'occasion d'en parler. Mais cela peut couvrir beaucoup de champs, et quand je dis ça, je sous-entends notamment un certain nombre de dossiers internationaux où la France et l'Allemagne ont une action conjointe. Deuxièmement, il est vrai que c'est toujours une bonne occasion d'évoquer les sujets de politique industrielle. Troisièmement, quand j'ai évoqué les sujets européens, à l'évidence, l'avancement des travaux de la CIG pourra faire l'objet d'une évocation. Pour l'instant, cela se passe plutôt bien, les choses avancent. Voyez, je m'engage, mais en réalité, l'ordre du jour n'est pas fixe. Ce sera sans doute l'occasion pour le Président de la République de rappeler ses souhaits en ce qui concerne le débat européen, notamment sur son exigence de création d'un groupe de sages pour réfléchir à l'avenir de l'Union européenne à vingt ou trente ans.


QUESTION - Il y a actuellement un bras de fer entre un certain nombre de médias internationaux et le bureau international du rugby, qui veut imposer des restrictions sur la diffusion des photos de la coupe du monde. Je voulais savoir si l'Elysée avait une position là-dessus ?


DAVID MARTINON - Oui, j'ai eu vent de ce souci, notamment par les agences. A vrai dire, je n'ai pas de position claire à vous donner, il faudra que l'on en reparle. Le mieux serait qu'il y ait un accord entre les agences et la Fédération internationale.


QUESTION - Où en êtes-vous personnellement par rapport à la Mairie du 5ème arrondissement ? Vous souhaitez vous présenter pour succéder à Jean TIBERI ou pas ? Ce n'est pas très international, mais c'est sur la place publique.


DAVID MARTINON - Ce n'est pas présidentiel surtout. Vous le savez, Monsieur, je ne fais que porter la parole du Président. Je vous encourage à poser la question aux Porte-paroles de l'UMP ou à Jean TIBERI. Ici, mon seul souci est de vous assurer un service précis : la meilleure explication de la parole du Président.


QUESTION - Pas de démenti ?


DAVID MARTINON - Démentir, c'est s'engager dans cette discussion et je ne veux vraiment pas. Ce n'est pas le lieu.


QUESTION - Une question sur l'Iran. Où en est la réflexion sur la possibilité de prise de sanction bilatérale par la France ? Je crois que cela a été évoqué la semaine dernière dans le Monde et toutes les pistes conduisent à l'Elysée sur cette réflexion.


DAVID MARTINON - Oui, j'ai vu cela. Le Président a précisé le cadre de notre réflexion et de notre action lors de son discours de lundi dernier, en disant qu'il fallait échapper à cette alternative catastrophique entre un Iran nucléarisé et des opérations de guerre. En disant cela, il a souhaité écarter cette alternative catastrophique. Notre priorité aujourd'hui, c'est l'adoption d'une troisième résolution dans le cadre du Conseil de sécurité des Nations Unies. Effectivement, les idées sur lesquelles nous travaillons - et c'est un travail de persuasion, de conviction, de diplomatie qui n'est pas simple, un travail très fin - correspondent effectivement à des sanctions additionnelles. Mais je rappelle qu'il existe déjà des sanctions de l'Union européenne : l'embargo général sur les armes, la suspension de toute coopération nucléaire civile avec l'Iran, l'inscription d'entités et de personnes nouvelles sur les listes de gel d'avoirs et d'interdiction de visas. Mais à l'évidence, dès lors que l'on fait le choix d'une solution diplomatique, cela veut dire que les sanctions sont un moyen pour ramener l'Iran à la table des négociations.


QUESTION - Par exemple, on pourrait demander aux groupes TOTAL ou RENAULT d'arrêter leurs activités en Iran ?


DAVID MARTINON - Nous sommes en contact avec les investisseurs français.


QUESTION - Que va dire le Président à Mme MERKEL la semaine prochaine, au sujet du déficit public français dans le contexte d'une croissance plus faible ?


David MARTINON - Vous présupposez déjà qu'il va lui en parler. Je n'ai pas de certitude à ce sujet. Je ne sais pas si elle lui en parlera non plus. Encore une fois, je suis à Paris et je ne suis pas le Porte-parole de Madame MERKEL. C'est une question hypothétique.


QUESTION - L'Elysée n'a pas commenté l'initiative du Président du Parlement libanais. Monsieur COUSSERAN est à Rome pour rencontrer Nasrallah SFEIR. Quelle est votre appréciation de cette initiative ? Est-ce que vous allez conseiller à la majorité parlementaire d'accepter cette initiative ? Quelle est votre appréciation de la situation politique libanaise au jour d'aujourd'hui ?


David MARTINON - Il y a une question que vous ne m'avez pas posée et à laquelle je vais prendre moi-même l'initiative de répondre. Je tenais à dire que, de notre point de vue, la fin des combats dans le camp de Nahr al-Bared est une très bonne nouvelle. C'est une très bonne nouvelle pour le Liban et c'est une très bonne nouvelle pour tous les Libanais, parce que la victoire de l'armée libanaise sur les terroristes du Fatah al-Islam est un pas décisif dans le combat que mène l'état libanais pour asseoir son autorité sur l'ensemble du territoire. Donc c'est un combat essentiel que la France soutient. Pour ce qui est de la démarche de Nadih BERRI, nous la saluons, bien sûr, puisque c'est une démarche qui va dans le sens du dialogue et de l'apaisement entre les parties, et tout ce qui peut contribuer à ce dialogue est positif. De même, tout ce qui peut contribuer au bon déroulement de la campagne présidentielle et des élections présidentielles est plus que positif. C'est indispensable. C'est pour nous une priorité et c'est comme cela que nous interprétons la démarche de Nadih BERRI. De ce point de vue là, c'est très appréciable, mais c'est évidemment aux Libanais et aux Libanais seuls qu'il revient d'en discuter, avec pour objectif de trouver un accord acceptable par tous. Tout ce qui peut contribuer au dialogue et tout ce qui peut permettre le bon déroulement des élections est à prendre, bien sûr. C'est bien le sens de la mission que Bernard KOUCHNER a confiée à l'Ambassadeur COUSSERAN : rester en contact avec toutes les parties pour favoriser ce dialogue.


Merci pour votre présence.