News Press + AFP
jeudi 2 septembre 2010
NewsPress et vous
Communiqué

Les élus d'Outre-mer réaffirment leur confiance aux Sem

FNSEM Fédération Nationale des Sociétés d'Economie Mixte - 10/07/2007 12:30:00

140 élus locaux et acteurs du développement de l'Outre-mer étaient rassemblés le 3 juillet à Paris dans le cadre de la rencontre nationale des sociétés d'économie mixte qui prendra fin aujourd'hui. Ils ont à l'unisson tenu à saluer le travail effectué par les Sem dans les principaux secteurs du développement local comme le tourisme, le logement, l'aménagement et les transports. Nombre d'entre eux entendent s'appuyer sur ces entreprises pour investir de nouveaux champs d'action.

2 jours de débats techniques et politiques, de bilans et de prospectives. Tel était le programme des 140 représentants de l'Outre-mer Français lors de la rencontre nationale des Sem d'Outre-mer ponctuée par un échange sur les attentes des élus ultramarins pour les 5 ans à venir.

Un soutien unanime au travail des Sem

Tous sont venus témoigner leur attachement à ces entreprises si particulières créées à l'initiative des collectivités locales pour gérer des missions d'intérêt général. « Les Sem sont des entreprises souples, réactives qui apportent de réelles compétences aux collectivités tout en leur garantissant un contrôle effectif » a précisé Léon Bertrand, ancien ministre du tourisme et maire de Saint-Laurent du Maroni en Guyane, invité d'honneur de cette rencontre.

« Les Sem nous permettent de développer une véritable politique de l'habitat et des transports à la Réunion dans une logique de partenariat public privé » a ajouté Gélita Hoarau, sénatrice de La Réunion.

« C'est sur les Sem que s'appuie le développement du grand projet industriel (usine de Nickel) qui permettra d'amorcer le rééquilibrage entre le nord et le sud de la Nouvelle-Calédonie » a surenchéri Daniel Poigoune, vice-président de la province nord.

La Martinique compte également sur les Sem. Pierre Suédile, vice-président du Conseil général, a estimé que certains besoins émergents pourraient être satisfaits par des Sem comme la gestion des liaisons maritimes, en réponse à l'engorgement de l'automobile, ou l'accompagnement des personnes âgées toujours plus nombreuses.

Pour Hassani Abdallah, maire de Mamoudzou, « Mayotte et les Sem doivent relever le défi du logement social, la production étant loin de couvrir les besoins des mahorais essentiellement à cause de la règle des 50 pas géométriques qui bloque la construction de logements dans les villages situés en bordure de l'océan».

Moana Blanchard, ministre des transports terrestres de la Polynésie Française, compte sur la dernière des 17 Sem Polynésiennes « pour optimiser la gestion des transports Polynésiens » tout en précisant que les nouveaux élus ont encore beaucoup à apprendre sur les Sem.

Le droit au logement et le développement durable comme principaux enjeux

Les élus dirigeants ultramarins ont très clairement affiché des ambitions communes en matière de logement social et de développement durable.

Face aux besoins considérables en logement - près de 200 000 demandeurs sont en attente d'un logement social - et pour garantir la mise en oeuvre du droit au logement les élus et les Sem proposent de :
- relancer la production de foncier aménagé, par un meilleur financement de l'aménagement et le développement d'une politique foncière à l'échelle des communes et des intercommunalités,
- rétablir la production de logements sur la réalité de la demande, notamment par un engagement financier pluriannuel de l'Etat, à l'instar du plan de relance du logement applicable en métropole,
- replacer la défiscalisation au service d'une politique d'habitat cohérente pour en atténuer certains effets néfastes comme la progression des coûts de la construction qui pèse sur les opérations sociales,
- revaloriser les aides à la personne, spécialement par une remise à niveau du forfait charges de l'allocation logement Outre-mer.

En matière de développement durable, les élus ultramarins envisagent les Sem comme des entreprises capables d'explorer de nouveaux champs. Outre la mise en place de l'éolien et de structures photovoltaïques, ils envisagent la production d'électricité au gaz, le développement des « médecines naturelles» par l'exploitation de la biodiversité, des procédures de haute qualité environnementale dans l'habitat et l'aménagement ainsi qu'une meilleure gestion de l'eau et des déchets.

Des pistes entendues par Albert Mahé, président d'honneur de la Fédération des Sem, pour qui les Sem ont de nouveaux défis à relever et de nombreux champs à explorer. « Elle doivent le faire dans un souci constant de répondre aux besoins des élus, des entreprises et des habitants, en cultivant des modes opératoires différents des grands groupes privés mêlant performance économique et finalité d'intérêt général, afin de conserver leur véritable raison d'être : faire gagner les territoires».