La SOBAC : une agriculture sans engrais chimique, ni pesticide, c'est possible !

NEWS Press - 26/04/2015 10:00:00


La SOBAC a été créée en 1992 par Marcel Mézy, agriculteur aveyronnais, qui a mis au point un procédé révolutionnaire d’agriculture totalement naturelle dont le secret de fabrication est bien gardé. Mélange de compost de matières végétales, il donne naissance au Bactériosol, qui s’incorpore à la terre, et au Bactériolit, qui se mélange au fumier ou aux intercultures que font les céréaliers pour éviter toutes les pertes de dégagement gazeux ou de matières fertilisantes lessivées.

Véritable alternative à l’utilisation des engrais d’origine chimique, il permet d’obtenir un rendement de production efficace tout en préservant les sols d’apport polluant, puisqu’il est un concept de fertilisation complet à lui seul.


Cette innovation majeure a été récompensée par de nombreux prix, le prix du “Développement Durable” en 2012, celui du “Business Vert”, “ l’INEL d’or” en 2013, etc. La croissance économique de la SOBAC est au rendez-vous, de 10 à 25% par an depuis sa création. La croissance de l’emploi l’est aussi puisque 2015 voit le nombre d’employés dépasser la centaine. Des filiales se sont déjà installées en Allemagne et au Maroc.

Au lendemain de l'annonce par le Ministre de l'Agriculture de réduire de moitié l'utilisation des pesticides à l'horizon 2018-2025, le procédé développé par la SOBAC est particulièrement d'actualité.
Cette entreprise familiale est aujourd’hui dirigée par quatre co-gérants, Marcel et Christophe Mézy ainsi que les frères Fabre Raymond et Patrick, Christophe Mézy assurant la direction commerciale de la SOBAC.


Marcel Mézy répond à nos questions :

Votre produit peut-il être utilisé pour tout type de culture et sur toute surface, quelle que soit sa nature et sa taille ?


Nos produits s’adaptent à toutes les cultures et tous les climats. Des tests ont été faits sur tous les continents et ils sont positifs. Les résultats sont meilleurs dans les régions chaudes comme l’Ile de la Réunion, la Guadeloupe et la Martinique. Dans ces régions, le rendement est deux fois supérieur à celui des engrais chimiques ; sous nos climats, le rendement est le même. Nos produits rendent les sols plus riches et les dépolluent. Ils contiennent des micro-organismes dont l’effet est de diminuer les matières actives des polluants. D’ailleurs, si nous travaillons déjà avec l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) de Narbonne et la Ferme d’AgroParis Tech de Versailles, des tests sur ce sujet seront réalisés prochainement par l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie).

Les trois éléments forts de notre procédé sont :

- La fixation du carbone dans le sol y créant un véritable réservoir ;

- Un besoin deux fois moindre en eau des plantes fertilisées avec notre produit ;

- Une production sur des sols salés que nous sommes les seuls à pouvoir faire. Or, dans le monde, 30% des sols sont salés.

L’autre vertu est une plus faible perte d’animaux, les sols étant plus propres et plus riches.

Reconnu comme une innovation majeure par Marcel Mazoyer, agronome réputé*, et par José Bové qui n’est plus à présenter, votre produit est aussi reconnu par les agriculteurs. Néanmoins, les syndicats agricoles, FNSEA (fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) et UNIFA (union des industries de la fertilisation) sont réticents à votre égard. Comment l’expliquez-vous ?

Les réticences peuvent se comprendre lorsque l’on ne connaît pas. C’est humain car ce que l’on ne connaît pas fait peur.

Aujourd’hui, notre procédé a trente ans d’existence, et les plus anciens de nos utilisateurs, environ un millier d’agriculteurs, situés principalement dans la région Midi-Pyrénées, ne reviendraient pour rien au monde aux engrais classiques. Ils ont même fait des adeptes. Certains sont passés au Bio depuis une quinzaine d’années et ont doublé leur production.

A l’Ile de la Réunion, où nous travaillons depuis trois ans, la Chambre d’Agriculture et les coopératives vantent nos produits et rejettent les engrais. Et, en France métropolitaine, nous comptons environ dix mille utilisateurs. Les agriculteurs retrouvent leur autonomie intellectuelle et les enfants reprennent les fermes : ils étaient des pharmaciens et traitaient des plantes malades ; ils sont devenus des docteurs du sol, prévenant les maladies, et des agronomes. J’ai la fierté d’avoir redonné l’amour de l’agriculture.
Aujourd’hui, les agriculteurs sont nos meilleurs ambassadeurs.

J’espère que ceux qui ont décrié notre procédé reconnaîtront un jour qu’il a d’énormes qualités.

Dans quelles régions du monde pensez-vous pouvoir être particulièrement utile ?

Je souhaite que les paysans des pays en voie de développement fertilisent leurs sols avec ce produit et que les moyens leur soient donnés de le faire. Ils pourraient ainsi exporter leur production et créer de la richesse. Aujourd’hui, leurs sols risquent d’être rapidement pollués car ils utilisent beaucoup d’engrais chimiques sur de grandes surfaces.

On peut largement nourrir le monde en respectant la nature et la santé du consommateur tout en permettant aux agriculteurs de vivre dignement de leur métier, qui est le plus beau métier du monde.

*Professeur émérite à AgroParis Tech

Propos recueillis par Solange Mulatier pour News Press – le 13 avril 2015 
Jean François Puech Directeur de la Rédaction NEWS Press jfpuech@newspress.fr

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