L'Union européenne, ce n'est pas seulement l'Anti-France !

NEWS Press - 21/05/2014 10:45:00


Depuis plus de trente ans, la participation au scrutin européen baisse régulièrement, jusqu'à atteindre seulement 40% en 2009. Pour 2014, les sondages indiquent aussi une participation prévue de 40%, mais cette stabilisation proviendra du grand nombre de petites listes, obtenant des votes protestataires à la place d'abstentions.

Dans tous les cas, nos représentants n'auront été élus que par une minorité des citoyens, ce qui ne leur donnera qu'une faible légitimité.

Parmi les listes pouvant prétendre à des élus, malgré les dénégations des orateurs, les slogans se ressemblent : « Non à Bruxelles, oui à la France » n'est pas très éloigné de « Pour la France agir en Europe » ou à « L'austérité de Bruxelles est une erreur » : dans tous ces cas, l'Union européenne est représentée par « Bruxelles », une puissance étrangère, et le plus important pour convaincre les électeurs est l'intérêt porté à la France.

Finalement, seules des petites listes ont un projet positif pour l'Europe.

Pourtant, l'Europe, ce n'est pas (seulement) une administration étrangère qui impose des réglementations tatillonnes.

C'est aussi un ensemble de peuples qui ont remplacé les invasions guerrières par des voyages touristiques, des séjours d'étudiants et des jumelages entre communes d'Europe.

Pourquoi cette désaffection apparente des Européens, et en particulier des Français, pour la construction politique européenne ? Pourquoi cette fracture entre les élites et les citoyens de base ? Pourquoi cette impossibilité de démocratie à l'échelle de l'Union européenne ?

Cette impossibilité de démocratie vient notamment (surtout ?) du problème linguistique et de l'impossibilité d'un débat démocratique à l'échelle européenne. Les peuples européens ne comprennent pas le jargon anglophone de l'administration, et les élites ne comprennent pas les peuples, puisqu'ils ne parlent pas anglais.

Europe-Démocratie-Espéranto insiste sur l'importance du débat démocratique comme condition pour que des élections puissent avoir un sens, mais aussi pour qu'un sentiment collectif d'appartenance à une communauté puisse se développer.

Un débat démocratique n'est possible qu'avec une langue commune. Cette langue commune doit être équitable, pour qu'il n'y ait pas plusieurs niveaux de citoyenneté, certains ayant plus de facilités que d'autres pour comprendre et convaincre. Or la domination actuelle de l'anglais dans les instances européennes aboutit à la marginalisation de la majorité des européens, donc à l'impossibilité du débat démocratique, donc de la démocratie tout court.

Pour mettre tous les Européens à égalité, pour que tous puissent exprimer clairement des reproches et des encouragements, nous proposons l'emploi de la langue internationale espéranto. C'est une langue facile à apprendre, claire et efficace, et surtout équitable, ce qui est le plus nécessaire pour la démocratie en Europe.

Le 25 mai prochain, Europe-Démocratie-Espéranto appelle tous les électeurs, même et surtout ceux qui sont déçus du fonctionnement non démocratique de l'Union européenne actuelle, à voter pour les listes « Espéranto langue commune équitable pour l'Europe ».

Pierre DIEUMEGARD, secrétaire de Europe-Démocratie-Espéranto (France)


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