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Communiqué

Laurent Hénart - Biographie

Blog de Laurent Hénart - 10/02/2012 13:07:36

Laurent Hénart est né le 15 octobre 1968 à Laxou. Il est marié et père de deux enfants.

Elève à l'école du Montet, au collège Guynemer puis au lycée Poincaré, il s'inscrit après son baccalauréat à l'université de droit de Nancy, où il obtient un DEA de droit public. Il complète ses études en entrant à Sciences Po à Paris.

Après son service militaire, il devient en 1993 collaborateur du groupe UDF de l'Assemblée nationale. En 1998, après un an de recherche d'emploi, il est embauché à Nancy par la banque SNVB comme juriste d'entreprise.

Parallèlement, il s'engage dès 1989 dans la vie politique, faisant campagne en faveur de la liste d'André Rossinot pour les élections municipales à Nancy. Deux ans plus tard, il crée le mouvement des Jeunes Radicaux.

En 1995 il est élu sur la liste d'André Rossinot à Nancy et devient conseiller municipal en charge de la jeunesse et du monde associatif. Réélu en 2001, il devient adjoint au Maire chargé de la culture et de la jeunesse. Durant ce premier mandat d'adjoint, il revalorise l'Opéra de la ville en le faisant inscrire comme « scène nationale ». Il devient président de la Réunion des opéras de France. Il pilote également le chantier du centre régional des musiques actuelles, baptisé L'Autre Canal, qui ouvre ses portes en 2007.

Candidat en 2002 aux élections législatives dans la 1ère circonscription de Meurthe-et-Moselle, il est élu avec 54% des suffrages. Agé de 33 ans, il figure parmi les plus jeunes députés de l'Assemblée nationale. Entré à la commission des Finances, il se fait connaître notamment pour son rapport sur le budget de l'enseignement supérieur, sur le mécénat et sur les lois de décentralisation.

En mars 2004, il entre au gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, en tant que Secrétaire d'État à l'insertion professionnelle des jeunes, auprès de Jean-Louis Borloo. Il participe à l'élaboration du plan de cohésion sociale (2004-2009) et porte la réforme de l'apprentissage, convaincu qu'il est nécessaire de renforcer les passerelles entre formation et monde du travail. Il est réélu député en septembre 2005 puis en juin 2007.

La cohésion sociale, par un double travail au service de la formation professionnelle et de l'enseignement supérieur, s'affirme progressivement comme son domaine d'expertise :

- Devenu président de l'Agence nationale des services à la personne en 2005, il lance le Chèque emploi service universel. Connecté à l'évolution démographique et sociologique de la société, le secteur connait un réel engouement. En 2009 les services à la personne font travailler 2 millions de personnes en France. 100 000 emplois nouveaux sont crées chaque année.

- Depuis 2007 il est le rapporteur spécial de la commission des finances pour le budget de l'enseignement supérieur. Il porte avec les autres élus lorrains le projet d'université unique régionale, retenu parmi les douze pôles d'excellence nationaux dans le cadre de l'Opération Campus et de la mise en place de l'Autonomie des Universités (2008). Il préside aussi depuis 2005 le cercle de réflexion France République, au sein duquel il a notamment lancé une étude sur l'université et sur les liens entre celle-ci et le monde du travail.

- En tant que coprésident du Grenelle de l'insertion (2008), il porte, aux côtés de Martin Hirsch, Haut Commissaire aux solidarités actives, le projet du Revenu de Solidarité Active (RSA). Mis en place le 1er juin 2009, cette allocation remplace le RMI. Conçu comme un complément des revenus du travail pour les personnes touchées par les bas salaires, l'intérim prolongé et le temps partiel, le RSA concerne 4,5 millions personnes en 2009.

- Convaincu de la nécessité de s'appuyer davantage sur les filières d'apprentissage pour réduire le chômage, il remet, en septembre 2010, un rapport au Premier Ministre François Fillon dans lequel il propose d'ouvrir l'administration publique à l'apprentissage. Alors que les formations en alternance ont montré leur efficacité dans le secteur privé, qui forme 430 000 jeunes par an, le secteur public reste très en retard dans ce domaine, avec seulement 7 000 jeunes accueillis chaque année. Laurent Hénart propose plusieurs mesures pour atteindre d'ici cinq ans l'objectif de 100 000 apprentis. Le Chef de l'Etat confirme lors d'un entretien bilatéral son souhait de s'appuyer sur ses préconisations et d'atteindre l'objectif fixé.

- En février 2011, à la demande des ministres de la Santé et de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur, il remet un rapport portant sur les métiers de santé « de niveau intermédiaire ». A l'origine de cette initiative : le constat partagé de l'émergence de pathologies liées au vieillissement, aux maladies chroniques, au cancer et à la santé mentale entre autres ; l'apparition et le creusement d'inégalités géographiques dans la prise en charge ; la baisse inquiétante de la démographie pour certaines professions de santé ; et une organisation historique du secteur qui ne reconnaît que trop partiellement le besoin en qualifications intermédiaires. Le rapport formule des propositions importantes pour intégrer les formations des professions paramédicales aux nouveaux parcours de l'enseignement supérieur définis par les accords de Bologne.