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lundi 21 mai 2012
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Communiqué

Les Cordées de la réussite au service de l'égalité des chances

2012 - Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche - 17/01/2012 18:51:27

Laurent Wauquiez, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et Maurice Leroy, ministre de la Ville, chargé du Grand Paris, se sont rendus au lycée Robert Doisneau à la rencontre des acteurs des "Cordées de la réussite", l'un des programmes phares du quinquennat de Nicolas Sarkozy en matière d'ascenseur social.

S'appuyant sur le principe de solidarité et inspirées d'outils éprouvés sur le terrain, les "Cordées de la réussite" sont fondées sur la mise en réseau d'établissements d'enseignement supérieur, de collèges et de lycées, accueillant une proportion importante de jeunes de milieu modeste ou issus de quartiers prioritaires. Ce réseau répond à l'objectif du gouvernement qu'un lycéen sur deux accède à un diplôme de l'enseignement supérieur.

Cette rencontre a été l'occasion pour les ministres d'évoquer, trois ans après le lancement du projet, des résultats dépassant tous les objectifs. La montée en puissance du dispositif (312 projets sur toute la France, plus de 2 000 établissements couvrant près de 47 000 élèves) illustre le succès des initiatives engagées depuis 2008 au service de l'égalité des chances. Par le biais du tutorat, les "Cordées de la réussite" élargissent l'horizon des jeunes, et les encouragent à saisir l'ampleur des opportunités offertes par les études supérieures.

L'objectif de 300 "Cordées" annoncé lors du Comité Interministériel des Villes du 18 février 2011 a donc été atteint soit une augmentation de presque 100 cordées par an depuis le lancement. En outre, le contenu des projets s'est enrichi grâce à l'implication des tuteurs dans des matières variées : éducation artistique et culturelle, scientifique et technique, sportive, numérique, pratique des langues. Les "Cordées de la réussite" illustrent une politique publique ciblée qui mobilise efficacement l'argent de l'Etat, dans un contexte de réduction des dépenses, puisque son coût est d'environ 3000euros par établissement et par an.

Le gouvernement souhaite franchir une nouvelle étape en opérant un passage de relai entre le ministère de la ville et le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche qui financent respectivement le dispositif national à hauteur de 4,6 millions d'euros et 1,5 million d'euros. L'objectif de ce passage de témoin est d'une part, de mettre le dispositif au centre des projets pédagogiques des établissements et ainsi pérenniser un programme qui a fait ses preuves et d'autre part, d'étendre le dispositif au-delà des zones urbaines sensibles (ZUS), dans les zones rurales notamment, où les jeunes souffrent d'un même niveau de difficulté que les jeunes des quartiers sensibles dans l'accès aux formations supérieures d'excellence.
La philosophie des "Cordées", ce n'est pas juste du soutien scolaire, c'est un accompagnement plus global qui permet de faire sauter un plafond de verre en surmontant une barrière psychologique plus redoutable encore que la barrière financière. Les "Cordées" encouragent les jeunes à croire en eux se dire que les grandes écoles et les études supérieures ne sont pas la chasse gardée des élites. Il faut dire à nos jeunes qu'avoir de l'ambition n'est pas un gros mot, mais que c'est le moteur de la réussite.

Le lycée Doisneau est un établissement modèle des "Cordées de la réussite". L'Ecole Polytechnique et les Mines Paris Tech accompagnent les élèves sur la durée (de la seconde à la terminale) pour les aider à construire leur projet d'études, à travers des sorties culturelles de haut niveau, des visites d'entreprises et de grandes écoles, des rencontres avec des professionnels. Les jeunes lycéens sont encadrés par de futurs ingénieurs, qui ont envie de donner de leur temps et de transmettre ce qu'ils ont eu la chance de recevoir.

Le diplôme est aujourd'hui plus que jamais une condition nécessaire pour accéder à un emploi. Un diplômé a trois fois plus de chances de trouver un emploi qu'un non-diplômé. Le fossé se creuse entre deux jeunesses : les diplômés et les autres. L'excellence n'est pas l'élitisme et nous sommes confrontés à un double défi : promouvoir les meilleurs, sans laisser personne sur le bord du chemin.