Pour Michel Vauzelle, Schweitzer Mauduit détourne la loi, le gouvernement doit répondre et agir !
Conseil Régional de Provence Alpes Côte d'Azur
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18/11/2011 18:59:51
Michel Vauzelle, Député, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, interpelle le gouvernement sur la situation des papeteries de Malaucène implantées dans le département de Vaucluse depuis 1545. Le 10 novembre dernier, le directeur Europe du groupe Schweitzer Mauduit annonçait en effet que, « faute de cash », il ne pouvait tenir les engagements légaux du plan social de sauvegarde de l'emploi et de la convention de revitalisation ainsi que les obligations légales de dépollution du site. Michel Vauzelle pose aujourd'hui à l'Assemblée nationale une question écrite au Ministre de l'économie, des finances et de l'industrie.
«Il est plus que temps que le Gouvernement réponde et agisse. » indique Michel Vauzelle qui rappelle que « Le groupe Schweitzer Mauduit a réalisé 600 millions de dollars de chiffre d'affaires sur les neuf premiers mois de l'année 2011 ! Il est anormal et immoral que l'assurance de garantie des salaires, payée par toutes les entreprises, y compris les plus petites d'entre elles, vienne pallier les carences manoeuvrières de ce grand groupe.
Le gouvernement doit répondre face au comportement manifeste de détournement de la loi qui permet à Schweitzer Mauduit de se dédouaner purement et simplement de ses obligations légales et de s'attaquer à la protection du syndicalisme ouvrier. Trouve-t-il normal que Schweitzer Mauduit qui a bénéficié des aides de l'Etat n'ait pas à lui rendre de comptes ? Quand se décidera-t-il à prendre les mesures législatives et fiscales nécessaires et légitimes pour empêcher de tels abus? »
Face aux récentes annonces de Schweitzer Mauduit, Michel Vauzelle a décidé d'interpeller aujourd'hui le gouvernement sur la situation des papeteries de Malaucène en posant, à l'Assemblée Nationale, une question écrite au Ministre de l'économie, des finances et de l'industrie.
Le Groupe Schweitzer Mauduit a décidé en 2009 de fermer sa filiale de Malaucène. 211 personnes ont ainsi été précipitées en pleine crise dans un plan social. L'Inspection du travail n'avait pourtant pas validé le motif économique de licenciement pour les 23 salariés protégés qui l'avaient saisie. Michel Vauzelle avait alors alerté le Président de la République de cette situation par courriers en date du 28 juillet 2009 et du 15 septembre 2009.