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jeudi 17 mai 2012
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Communiqué

3 questions à René VANDIERENDONCK, Vice Président du Conseil régional

Conseil Régional du Nord-Pas de Calais - 28/01/2011 19:20:00

La région Nord-Pas de Calais est actuellement la région française la mieux dotée en crédits européens au titre de la politique de cohésion. Pouvez-vous nous dire ce qu'apporte l'Europe à notre territoire ?

« La politique européenne de cohésion a pour objectif de réduire les écarts de développement entre les régions de l'Union européenne. Avec une dotation de 1,08 milliard d'euros pour la période 2007/2013, la région Nord-Pas de Calais est la première région de France métropolitaine bénéficiaire des fonds structurels, au titre de l'objectif « Compétitivité régionale et Emploi ».
Notre préoccupation est de mobiliser ces fonds pour faire du Nord-Pas de Calais un territoire attractif et capable de répondre aux priorités en termes d'emplois et de croissance et créer un véritable effet levier dans la réalisation de grands projets en région, avec des perspectives de développement durable.

C'est chose faite notamment pour les projets concernant :
- le renforcement des pôles d'excellence économique, des pôles de compétitivité et des projets
phare en matière de recherche, des outils en faveur de la création et la transmission
d'entreprises. On peut citer la création Centre européen des textiles innovants (CETI) sur la
zone de l'Union, Euratechnologies, le site de la Haute borne à Villeneuve d'Ascq,
- des investissements pour l'enseignement supérieur qui vont se poursuivre au titre du Plan
Campus Grand Lille,
- l'implantation du Louvre-Lens dans le Bassin Minier,
- le développement du Plan Climat régional et de la Trame verte et bleue ».

Vous rencontrez le Commissaire européen Johannes HAHN ce 1er février, avec 6 autres régions françaises au moment où l'avenir de la politique européenne de cohésion se négocie à Bruxelles. Vous y défendez l'idée de réserver, dans la programmation des crédits européens après 2013 une enveloppe financière pour les régions "intermédiaires" (dont le PIB oscille entre 75 % et 90 % de la moyenne du PIB de l'Union européenne).
Pouvez-vous nous en dire plus?
«

Avec, en partie le soutien de l'Europe, la région a réussi à rattraper ces dernières années son retard de développement, mais elle reste fragile d'un point de vue socio-économique, tout comme les 6 autres régions signataires du mémorandum adressé aux institutions européennes (Basse-Normandie, Corse, Languedoc-Roussillon, Limousin, Lorraine et Picardie). Nous soutenons donc la proposition de la Commission de créer un objectif « régions intermédiaires » pour tenir compte de nos difficultés et handicaps, qui s'ils ne sont pas aussi importants que d'autres régions européennes, existent bel et bien.

Le Nord-Pas de Calais ne peut pas être traité par l'Union européenne de la même manière qu'une région comme l'Ile de France ou comme Rhône-Alpes. Sa situation se rapproche davantage de la Galice en Espagne qui, tout en ayant actuellement un PIB voisin du nôtre, pourra bénéficier d'une aide renforcée de l'Union européenne en tant qu'ancienne région classée « convergence ». Ce que nous demandons c'est le respect d'une certaine équité ».

Qu'attendez-vous d'un objectif "régions intermédiaires" pour le Nord-Pas de Calais ?

« Nous souhaitons que soient maintenus pour le Nord-Pas de Calais les crédits du Fonds Social européen (FSE) et du Fonds Européen pour le Développement Régional (FEDER). En effet, en observant le niveau de revenu fiscal, la région Nord-Pas de Calais est la région la plus pauvre de France avec un taux de pauvreté de 16.8%.
La prise en compte de la situation économique et sociale des régions doit même se faire à l'échelon infrarégional pour être au plus près des réalités et spécificités locales. La Métropole lilloise et la Sambre Avesnois ont, par exemple, des problématiques et des réalités économiques et sociales très différentes. Aussi, au-delà des priorités de la stratégie « Europe 2020 » définies par Bruxelles, nous souhaitons qu'il existe une flexibilité dans les thématiques qui seront soutenues par l'Union européenne àl'avenir afin de parvenir à un équilibre entre compétitivité économique et attractivité du territoire. Au delà des enjeux de la recherche et de l'innovation, les fonds européens doivent aussi intervenir en faveur de sujets comme la régénération urbaine, c'est-à-dire favoriser le renouvellement durable de la ville sur elle-même, et la promotion d'une économie locale et résidentielle répondant aux besoins sociaux des habitants ».

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