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Communiqué

Des mesures du gouvernement pour renforcer l'industrie agroalimentaire

Ministère de l'Agriculture et de la Pêche - 26/10/2010 13:26:18

Bruno Le Maire a inauguré, le 17 octobre, le Salon international de l'alimentation (SIAL). Il a annoncé la création d'un Comité stratégique de l'industrie agroalimentaire. Objectif : renforcer la compétitivité des industries agroalimentaires françaises et relancer l'export.

Avec ses 400 000 emplois, son tissu industriel de plus de 10 000 entreprises et sa capacité d'exportation, "l'industrie agroalimentaire française est importante aux yeux du Gouvernement", a déclaré Bruno Le Maire. Toutefois, la France a perdu sa place de leader en matière d'exportation dans ce secteur : "aujourd'hui, nous sommes à la quatrième place", a précisé le ministre. Et de fixer un objectif : "La France doit retrouver l'une des deux premières places du podium à l'exportation, elle en a les moyens."

L'industrie agroalimentaire est un atout pour les producteurs français, dont elle valorise et vend les produits à l'étranger. "Le Gouvernement met le cap en mettant les instruments nécessaires en place", a déclaré Bruno Le Maire. "Avec Anne-Marie Idrac, nous présenterons prochainement le plan d'exportation agroalimentaire pour mieux défendre les produits français sur les grands marchés à l'exportation."

Un comité stratégique pour les industries agroalimentaires
Le ministre a également annoncé la prochaine mise en place - conjointement avec Christian Estrosi - d'un Comité stratégique de l'agroalimentaire et de l'agro-industrie chargé de mettre en oeuvre un plan d'action pour la filière agroalimentaire. Bruno Le Maire a précisé les grandes priorités du comité stratégique :

- Mettre en place un label France qui permette de reconnaître immédiatement et de valoriser les produits français sur les marchés à l'export (Asie, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Europe). Un label national français unique qui "n'empêche pas la reconnaissance de la diversité de la production agricole", a précisé le ministre.
- Faire le choix résolu de la compétitivité. Bruno Le Maire a rappelé la décision du Gouvernement de financer à hauteur de 300 millions d'euros par an les plans de développement des filières agricoles : réduction du coût énergétique des exploitations, modernisation de certains outils comme les outils d'abattage (qui feront l'objet d'un audit pour évaluer leur compétitivité au plan international). "Aujourd'hui, huit PME sur dix n'ont jamais exporté leurs produits", a précisé le ministre. "Nous lancerons dès 2011, dans cinq régions pilotes, un programme d'expérimentation stratégique en faveur des PME. Un programme qui devra bénéficier dès la première année à une centaine d'entreprises", a-t-il annoncé.
- Donner aux entreprises agroalimentaires une taille critique. "Parmi les 50 leaders mondiaux, nous n'avons que trois entreprises françaises", a précisé Bruno Le Maire. Il faut doter les entreprises françaises d'une capacité d'exportation. Pour y parvenir, "nous avons besoin de la contractualisation pour sécuriser les filières et garantir les revenus des producteurs".
- Réduire les coûts de production notamment les coûts du travail. Bruno Le Maire a rappelé la décision d'exonérer de toutes charges sociales et patronales le travail agricole occasionnel en France. Objectif : ramener de 11 à 8-9 euros le coût horaire du travail occasionnel. "Nous devons tendre vers plus d'harmonisation dans l'industrie agroalimentaire très consommatrice en coût du travail", a déclaré Bruno Le Maire. Et de préciser que les parlementaires doivent lui rendre un rapport sur les mesures à prendre en termes de travail permanent.