Hugues Rondeau : Gens du voyage, scènes d'impunité
Blog de Hugues Rondeau
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21/07/2010 10:10:00
Dimanche, la commune de Saint-Aignan, 3 400 habitants, paisible commune du Loir-et-Cher, a été témoin de scènes ubuesques proches de la guérilla et opposant gendarmes et gens du voyages. Plusieurs dizaines de ces derniers ont ainsi d'abord pris d'assaut le peloton de gendarmerie d'autoroute de Saint-Romain-sur-Cher, avant de s'attaquer à coups de hache et de barre de fer à la gendarmerie de Saint-Aignan.
S'ensuivent des scènes de désolation dans le centre-ville, où, ces gens-là ont abattu des arbres, incendié des voitures, saccagé des feux de signalisation, le mobilier urbain et dévasté une boulangerie... Incivisme ? Violence ? Non, seulement des scènes malheureusement presque ordinaires, car illustrant l'impunité dont bénéficient les gens du voyage. Effectivement, et c'est un moindre mot, je suis désespéré du laxisme profond de l'État français face à ce qu'il faut bien appeler l'un des maux dans notre société. Nous en sommes les témoins régulièrement sur Marne-la-Vallée, en les accueillant de façon forcée, avec leur lot d'intrusions faites de violence et de dégradation. Car, peut-on encore parler de sens civique et de sens du bien commun quand les bouches incendie sont éventrées, les compteurs électriques piratés, les trottoirs défoncés, les sites naturels saccagés, les passants insultés ? Que dire quand plusieurs centaines de familles de Tsiganes s'installent dans la vallée de la Broce en toute illégalité, commettent des dégradations aux frais du contribuable, puis repartent sans être inquiétées ?
Curieux Etat, où un gendarme risque sa vie pour avoir a priori et seulement contrôlé des gens du voyage, pour qu'ensuite, leurs familles et amis affrontent la population et les forces de l'ordre avec la bénédiction tacite des autorités. Scandaleux laisser-aller, quand l'une de mes anciennes conseillères municipales fut agressée, sa voiture saccagée par des gens du voyage qui ne furent en rien inquiétés. Les méfaits et les dommages occasionnés, notamment sur le réseau électrique, vont engendrer des coûts pour la commune à hauteur de 500 000 euros, c'est intolérable et là encore, les collectivités sont prisonnières de procédures lourdes et inadaptées.
Je suis pour que des sanctions soient appliquées à tous ceux qui enfreignent les règles. Personne ne doit être au-dessus des lois dans ce pays, les gens du voyage comme quiconque. Pourtant, face à ces traitements à deux vitesses, je ne puis m'empêcher d'évoquer mon propre cas, sachant depuis quelques années, force est de constater que la personne du maire de Bussy Saint-Georges, n'est guère épargnée en la matière par la justice pour des soi-disant affaires, autant de montagnes judiciaires ayant à chaque fois accouché d'une souris.... Du moindre fait à l'ensemble de mes projets, tout est commenté, jugé, entravé, suspecté, amplifié...
Au point sûrement d'être bientôt mis en examen pour abus de faiblesse si j'aide une personne âgée à traverser la rue, ou pour abus de bien social si je viens à accepter une brioche lors des prochaines fêtes de la Saint-Georges ! Comment prôner certaines valeurs comme le respect, l'égalité au sein de notre République quand celle-là même affiche une mansuétude coupable d'un côté et, à l'opposé, ce qu'il faut appeler une sévérité excessive.
Paradoxalement, ces personnes qui forcent le territoire communal, se comportent de façon déraisonnée, dégradent le bien public, ne subissent pas le courroux des autorités publiques, bénéficiant même de leur passivité. Pourtant, cela fait des années que je réclame, comme bon nombre d'élus, de la part des pouvoirs publics, l'octroi de la force publique afin d'obtenir des expulsions rapides. L'attitude de la ville dans ce dossier a toujours été empreinte de détermination, de fermeté et le restera, car je ne puis tolérer l'existence de lois à deux vitesse protégeant ceux qui ne sont pas désirés à Bussy Saint-Georges.
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