A Madagascar, l'Education nationale résiste à la crise
Agence NEWS Press
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04/03/2010 09:45:00
A l'instar de nombreux pays européens, le ministère de l'Education nationale est le premier employeur de Madagascar. 90.000 agents et enseignants contribuent à l'éducation d'une population très jeune : les moins de 15 ans représentent 44% de la population malgache.
C'est dire si la responsabilité du ministre à sa tête est importante : « C'est un défi permanent qui vous oblige à toujours trouver les solutions, parce que l'action du ministère a un impact direct sur la vie quotidienne de nos concitoyens » déclare Julien Razafimanazato qui exerce l'autorité sur ce ministère depuis l'instauration, à l'issue d'un mouvement populaire, d'un gouvernement de transition en mars dernier.
Le pays se trouve cependant dans une période incertaine avec des négociations internationales visant à mettre en place un gouvernement « de consensus » et la suspension momentanée de programmes d'assistance économique.
Aussi injuste soit elle, cette situation, affecte le budget de l'éducation nationale de Madagascar et pénalise la jeunesse de ce pays prometteur de l'océan indien.
Il n'en demeure pas moins que, le ministère a réorienté son budget pour prendre le relais de financements extérieurs partiellement taris.
Ainsi, dans les zones rurales, les salaires des enseignants ont-ils été préservés, évitant aux familles de payer elles mêmes ces émoluments, ou d'envoyer leurs enfants dans un secteur privé peu accessible, en raison de son coût.
Depuis mars 2009, près de 2000 salles de classes ont été construites ou réhabilitées dans l'ensemble des régions avec un souci d'équilibre géographique.
La généralisation du « kit scolaire » qui comprend un cartable et une trousse élémentaire constitue une aide très importante pour les familles, dans un pays ou le smic se situe à 30 euros environ.
L'augmentation du budget alloué aux cantines scolaires, notamment à l'école primaire a pour objectif de fournir un repas aux enfants, tout en les maintenant dans l'établissement scolaire. Il s'agit pour l'Etat de répondre de façon concrète aux difficultés des ménages et d'assurer au bénéfice de tous, la continuité du service public de l'enseignement.
Mais le volontarisme des pouvoirs publics est aussi motivé par la nécessité de lutter contre le travail des enfants, un mal en augmentation avec la crise économique.
L'Education nationale contribue singulièrement à la stabilité sociale du pays. La France et d'autres pays européens l'ont bien compris, en maintenant leurs programmes qui bénéficient directement à la population et la coopération internationale dans le domaine de l'enseignement redémarre progressivement.
« C'est la reconnaissance que notre cause est juste » résume le ministre
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