Droits de la femme / Victoire progressiste au Parlement européen malgré l'opposition des conservateurs
Parti Socialiste Européen
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23/02/2010 14:10:00
Victoire progressiste au Parlement européen en matière de droits de la femme malgré l'opposition des conservateurs
Le Parlement européen vient de contribuer au renforcement de l'égalité des sexes en adoptant le rapport de l'eurodéputé belge socialiste Marc Tarabella lors de sa session plénière de la semaine dernière.
Selon la présidente du PSE Femmes, Zita Gurmai, « la portée du rapport indique clairement que l'Union européenne est engagée dans la lutte contre la discrimination envers les femmes ».
Le rapport de Marc Tarabella a été adopté à un moment où les femmes sont confrontées à des risques accrus dans l'UE concernant leurs conditions de vie et de travail. La crise économique a en effet un impact énorme sur les secteurs plus traditionnellement « féminins », comme la santé, l'éducation et la petite enfance.
Le rapport s'articule plus particulièrement autour des droits de l'individu. Marc Tarabella a du reste déclaré : « Mon rapport se voulait complet et équilibré. Mais les conservateurs sont passés à côté du débat en remettant en cause le droit à l'avortement dans l'Union européenne ». Il a poursuivi en soulignant : « Néanmoins, nous avons réussi à être largement majoritaires et à affirmer le droit des femmes à disposer de leur corps. Il s'agit d'un droit fondamental pour lequel des milliers de femmes se sont battues et se battent encore en Europe, souvent au péril de leur vie. Je n'accepterai jamais aucune remise en cause de ce droit ».
Le rapport appelle la Commission européenne à instaurer une Journée européenne de lutte contre la violence à l'égard des femmes.
« Le rapport propose une approche fortement progressiste en mettant l'accent sur le droit des femmes de contrôler leurs droits sexuels et reproductifs, notamment par un accès aisé à la contraception et à l'avortement », a déclaré Zita Gurmai. La présidente du PSE Femmes regrette toutefois que les passages concernant la Charte européenne des droits de la Femme et les « quotas féminins » contraignants n'aient pas été adoptés.