Cinq ans après le tsunami : La Croix-Rouge Internationale appelle à l'action pour réduire les risques de catastrophe
Fédération Internationale des Sociétés de la Croix Rouge et du Croissant Rouge
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23/12/2009 13:05:00
Cinq années après le tsunami de 2004, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge demande à la communauté internationale d'honorer les engagements pris en matière de réduction des risques de catastrophe dans la région Asie-Pacifique.
Au cours des cinq dernières années, les partenaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont mis en oeuvre le plus grand programme de construction de logement jamais entrepris dans l'histoire du Mouvement et financé la construction de plus de 56 000 nouvelles maisons et d'infrastructures en Indonésie, à Sri Lanka, aux Maldives, en Thaïlande, et en Inde.
«Cette tragédie nous a offert l'opportunité unique de construire des communautés plus sures et plus fortes », indique Al Panico, chef de l'Unité « tsunamis », à Genève.
«Des maisons, des hôpitaux et des écoles ont été reconstruits, mais le processus de relèvement n'est pas pour autant terminé. Aucune raison ne peut justifier que nous n'en fassions pas plus pour protéger ces communautés contre d'autres catastrophes. »
La réduction de l'impact des catastrophes est une préoccupation majeure des programmes de relèvement mis en oeuvre dans les pays frappés par le tsunami. Les fonds recueillis ont favorisé une plus grande autonomisation des communautés par le biais d'une meilleure sensibilisation et de nouvelles compétences et infrastructures qui les ont rendu plus sures, plus fortes et mieux préparées.
Des projets communautaires de réduction des risques sont en cours dans 500 communautés dans la province d'Aceh et à Sri Lanka, dans les régions les plus exposées aux catastrophes. Des équipes composées de volontaires ont été formées pour établir une cartographie des risques, former la population aux premiers secours et sensibiliser les jeunes et les adultes qui participent à des exercices d'évacuation.
À Sri Lanka, 400 000 personnes bénéficient d'un système d'alerte précoce piloté par plus de 1000 volontaires dont le rôle consiste à diffuser des messages d'alerte et à aider les populations à évacuer en cas de catastrophe. Des cartes numériques d'évacuation en 3D destinées aux communautés concernées ont été développées en collaboration avec le centre de gestion des catastrophes du gouvernement et le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).
À Aceh, la Croix-Rouge indonésienne a installé un réseau de radiocommunication HF et VHF reliant le Siège de l'Organisation à Jakarta et ses bureaux locaux. Ce réseau a permis à la Croix-Rouge de maintenir le contact avec les équipes d'intervention sur le terrain suite au séisme qui a frappé Padang en septembre de cette année.
« La réduction des risques est de la responsabilité de tous », estime Bekele Geleta, Secrétaire général de la Fédération internationale. « Le tsunami nous a permis de constater que de grandes avancées ont été réalisées en ce sens, mais pour sauver des vies à l'avenir, nous devons oeuvrer ensemble et agir maintenant. »
La Fédération internationale appelle les gouvernements des pays de la région Asie-Pacifique, les donateurs, les médias et l'opinion publique en générale à se rassembler afin de soutenir et de promouvoir la mise en place de mesures préventives, telles que des systèmes d'alerte précoce et d'intervention rapide, qui sont essentielles pour permettre aux communautés à risque de s'adapter au nombre croissant d'aléas dus à des phénomènes météorologique et sismiques dans la région.