Climat : Mme Clinton appelle à un accord de large portée et réalisable
Ambassade des Etats-Unis
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17/12/2009 13:05:13
Département d'État
Bureau du porte-parole
Le 15 décembre 2009
La secrétaire d'État américaine, Mme Hillary Rodham Clinton, a exhorté les négociateurs à la COP15 de Copenhague à parvenir à un accord de large portée et réalisable visant à une lutte efficace contre les changements climatiques. Dans un article publié le 15 décembre 2009 dans l'International Herald Tribune, la secrétaire d'État propose une voie qui permettrait de promouvoir un développement soutenu tout en progressant vers une économie décarbonisée.
Le texte de son article.
Les États-Unis sont de la partie
Hillary Rodham Clinton
Notre monde avance sur une voie insoutenable qui menace non seulement notre environnement mais aussi nos économies et notre sécurité. Il est temps de lancer un vaste accord opérationnel sur les changements climatiques qui nous mettra sur une voie nouvelle.
Un accord réussi dépend d'un certain nombre d'éléments centraux, mais deux se révèlent essentiels : premièrement, toutes les économies majeures devront adopter des mesures nationales fermes et s'engager à les appliquer ; et deuxièmement, elles devront convenir d'un système qui préconise l'entière transparence et suscite la confiance dans la mise en vigueur concrète de ces actions nationales.
La transparence, en particulier, est l'élément qui garantira que cet accord devienne opérationnel, et ne soit pas seulement un accord auquel on aurait aspiré. Nous devrons tous assumer notre part des responsabilités, nous acquitter de nos engagements et être sincères dans nos propos pour qu'un accord international soit crédible.
Les représentants de plus de 190 pays se sont réunis à Copenhague dans l'espoir de relever ce défi urgent auquel notre planète est confrontée. Si nous sommes sérieux au sujet de cet objectif, nous ferons tous nôtres ces principes.
Ce n'est pas un secret que les États-Unis ont ignoré les changements climatiques pendant trop longtemps. Mais aujourd'hui, sous la direction du président Obama, nous assumons nos responsabilités et passons à l'action.
Les efforts déjà accomplis par le gouvernement Obama en vue de promouvoir l'énergie propre et de faire face aux changements climatiques au niveau national dépassent tout ce qui avait été fait jusque-là aux États-Unis. Nous investissons plus de 80 milliards de dollars dans le secteur de l'énergie propre et oeuvrons de concert avec le Congrès pour faire avancer des projets de loi exhaustifs sur le climat et l'énergie. Et nous avons fait connaître notre intention de réduire nos émissions d'environ 17 % d'ici 2020 par rapport à leurs niveaux de 2005, et conformément à ce que devrait être la version définitive de nos lois sur le climat et l'énergie.
Pour concrétiser les objectifs du président, les réductions prévues dans les projets de loi actuellement débattus seraient de 30 % d'ici 2025, 42 % en 2030 et de plus de 80 % en 2050. C'est ce genre d'actions nationales fermes qu'exige un accord réussi.
Les États-Unis mènent aussi des efforts sans précédent pour rallier des partenaires du monde entier dans la lutte contre les changements climatiques, et nous sommes parvenus à des résultats concrets. Le président Obama a lancé le Forum des économies majeures (FEM) sur l'énergie et le climat qui permet aux pays industriels et en développement clés de se réunir pour tenter de trouver des solutions aux questions essentielles à la conclusion d'un accord. M. Obama a également été le fer de lance d'un accord visant à éliminer progressivement les subventions pour les carburants fossiles, d'abord au sommet du G20 puis au Forum des pays de la zone de coopération économique Asie-Pacifique. Cette initiative, à elle seule, pourrait réduire les émissions mondiales des gaz à effet de serre de 10 % ou plus d'ici 2050.
Il faudrait donc qu'il n'y ait aucun doute quant à notre détermination. Nous sommes venus à Copenhague prêts à prendre les mesures nécessaires pour parvenir à un nouvel accord exhaustif et opérationnel qui sera la fondation d'une croissance économique durable à long terme.
Ce but doit être un effort commun. Toutes les économies majeures, industrialisées ou en développement, doivent prendre des mesures robustes et transparentes pour réduire leurs émissions de carbone. Il est évident que ces mesures ne seront pas identiques pour les pays industrialisés ou pour les principaux pays en développement, mais nous devrons tous faire notre part.
Presque tout l'accroissement des émissions de gaz à effet de serre, au cours des deux prochaines décennies, proviendra du monde en développement - c'est un simple fait. Sans sa participation et son engagement, il sera impossible d'arriver à une solution. Certains s'inquiètent du fait qu'un accord solide sur les changements climatiques sapera les efforts des pays en développement pour bâtir leurs économies, mais en fait, c'est le contraire qui est vrai. Un tel accord offre l'occasion de susciter les investissements et la création d'emplois de par le monde, tout en apportant les services énergétiques à des centaines de millions de pauvres dans le monde.
C'est pourquoi les États-Unis appuient un accord qui puisse à la fois compléter et promouvoir le développement durable en faisant avancer le monde vers une économie décarbonisée. L'accord que nous visons fournira un généreux appui financier et technologique aux pays en développement, notamment aux plus pauvres et aux plus vulnérables, pour les aider à réduire leurs émissions et à s'adapter aux changements climatiques. Et nous sommes prêts à nous joindre à toute initiative qui viserait à mobiliser rapidement des fonds pour un total de 10 milliards de dollars d'ici 2012, lesquels serviraient à appuyer les efforts d'adaptation et d'atténuation des pays qui en ont besoin.
Nous pouvons tous voir quelle est la voie qui nous permettra d'aller de l'avant après tous ces mois de négociations : une action nationale décisive, un accord opérationnel qui énonce ces engagements au niveau international, une assistance aux pays les plus vulnérables et les moins préparés à faire face aux changements climatiques, et des normes de transparence qui donnent crédibilité au processus tout entier.
Les États-Unis sont prêts à adopter cette voie, et nous espérons que le reste du monde s'y ralliera cette semaine.
Climat : Mme Clinton appelle à un accord de large portée et réalisable
Article de la secrétaire d'État paru dans l'International Herald Tribune